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Article écrit le 28 Juin 2013
Mission Escuintla Médecins du Monde


Retour au Guatemala, à Antigua, où Médecins du monde nous a réservé un hôtel avec un joli jardin. Nous rencontrons Milagritos qui est la coordinatrice de la mission ici au Guatemala. Elle nous informe des activités de l’association et du planning pour les jours suivants.

Regreso a Guatemala, en Antigua, dónde Médicos del Mundo nos reservó un hotel con un hermoso jardín. Encontramos a Milagritos que es la coordinadora de la misión aquí a Guatemala. Nos informa sobre las actividades de la asociación y  la planificación para los días siguientes.

Le Guatemala a connu 36 années de guerre civile qui ont fortement affaibli ce pays. En décembre 1996, des accords de paix ont été signés avec la guérilla, mais leur mise en œuvre n’a guère progressé. Ce conflit a fait environ un million de déplacés internes, en majorité des paysans mayas, 100 000 morts, 40 000 disparus, 200 000 réfugiés au Mexique ou ailleurs et des centaines de villages détruits. Le climat politique s’est à nouveau détérioré à la fin des années 1990 dans ce pays où le fossé qui sépare les plus fortunés des plus pauvres est considérable. Les inégalités ne cessent donc de s’aggraver et le taux d’analphabétisme reste très élevé. L’insuffisance des hôpitaux se traduit par le nombre croissant de la population en mauvaise santé, victimes de malnutrition et de maladies chroniques. La majorité des terres quant à elle appartient à peu de familles qui font souvent partie de l’oligarchie nationale. Ces grandes extensions de terres sont dédiées soit à la culture de matières premières d’exportation (canne à sucre, café, palme africaine, etc.) soit à l’élevage bovin. Ces grandes propriétés dominent les zones où la terre est la plus fertile, situées au sud du pays, dans le littoral Pacifique.

Guatemala ha tenido 36 años de guerra civil la cual ha debilitado este país. En diciembre de 1996, han sido firmados acuerdos de paz con la guerrilla, pero su puesta en ejecución apenas progresó. Este conflicto forjó cerca de un millón de desplazados internos, en su mayoría campesinos mayas,  100 000 muertos, 40 000 desaparecidos, 200 000 refugiados en México o en otro lugar y centenas de pueblos destruidos. El clima político se deterioró de nuevo a finales de los años 1990, en este país dónde el foso que separa los más afortunados de los más pobres es considerable. Las desigualdades no dejan pues de agravarse y la tasa de analfabetismo es muy elevada. La insuficiencia de los hospitales se traduce por el número creciente de la población en mala salud, víctimas de desnutrición y de enfermedades crónicas. La mayoría de las tierras  pertenece a pocas familias que a menudo forman parte de la oligarquía nacional. Estas grandes extensiones de tierras son dedicadas o al cultivo de materias primas de exportación (caña de azúcar, café, palma africana, etc.) o a la ganadería bovina. Estas grandes propiedades dominan las zonas donde la tierra es la más fértil, situadas en el sur del país, en el litoral Pacífico.

Dans le département d’Escuintla au Guatemala, les femmes qui travaillent dans les exploitations agricoles, mais aussi dans les entreprises d’exportation, notamment textiles, vivent dans des conditions précaires. Au-delà du travail difficile qui peut affecter leur santé, leur accès aux soins est limité. Une enquête menée par les équipes de Médecins du Monde a montré que malgré la déduction des cotisations de leurs salaires, presque la moitié des travailleuses n’étaient pas affiliées au régime de la sécurité sociale et donc ne pouvaient accéder aux soins, notamment en termes de santé sexuelle et reproductive. On estime par exemple que plus de la moitié de ces femmes ne bénéficie pas de suivi et de prise en charge de leur grossesse. Dans ce contexte, MdM sensibilise les femmes aux bonnes attitudes en matière de santé et les informe sur leurs droits en tant que travailleuses. Des promotrices de santé sont identifiées et formées pour porter ces messages. Des consultations médicales sont également organisées au cœur des entreprises et dans les locaux de MdM le dimanche. Enfin, un travail est organisé avec les entreprises elles-mêmes et les institutions publiques afin de coordonner des actions visant à faire valoir les droits des femmes, notamment celui de l’accès à la santé.

En el departamento de Escuintla en Guatemala, las mujeres que trabajan en las explotaciones agrícolas, y también en las empresas de exportación, particularmente textiles, viven en condiciones precarias. Más allá del trabajo difícil que puede afectar su salud, su acceso a la salud es limitado. Una encuesta llevada por los equipos de Médicos del Mundo mostró que a pesar de la deducción de las cuotas de sus salarios, casi la mitad de las trabajadoras no había sido afiliado al régimen de la Seguridad Social y pues no podía acceder a los cuidados, particularmente en términos de salud sexual y reproductiva. Consideramos por ejemplo que más de la mitad de estas mujeres no goza de seguimiento de su embarazo. En este contexto, MdM sensibiliza a las mujeres a las buenas actitudes en términos de salud y les informa sobre sus derechos como trabajadoras. Unas promotoras de salud son identificadas y formadas para llevar estos mensajes. Unas consultas médicas son también organizadas al corazón de las empresas y en los locales de MdM los domingos. El trabajo es organizado con las empresas mismas y las instituciones públicas con el fin de coordinar acciones que pretenden hacer valer los derechos de las mujeres, particularmente el del acceso a la salud.

Nous nous rendons dans le département d’Escuintla et plus précisément à Siquipate, un petit village au bord de l’Océan Pacifique, où MdM organise une formation de promotrices de santé. La route traverse des zones de culture de canne à sucre. C’est la période de la récolte qui s’effectue en brulant la plante. Nous nous arrêtons pour prendre des photos. Plus loin ce sont des champs de palmiers à huile, une autre culture elle aussi nocive pour l’environnement. « Ici, comme nous explique José, infirmier de MdM, il est difficile pour nous de travailler à l’intérieur des exploitations ou des industries. Les responsables ne veulent pas nous accueillir. C’est pour cela que nous faisons nos formations en dehors de l’entreprise. Les promotrices de santé, transmettent ensuite ce qu’elles ont appris à leurs collègues ». Dans le département d’Escuintla il reste seulement deux grandes entreprises de textiles, toutes les deux Coréennes. Les autres ont déménagé à la capitale. « Aucune d’elles ne nous autorise à entrer, continue José, pourtant la loi Guatémaltèque oblige ces grandes entreprises à avoir une infirmerie et une infirmière pour ces travailleuses. Pour les exploitations agricoles c’est encore pire, poursuit José, il n’existe aucune donnée sur le nombre d’exploitations ni d’employés qui y travaillent. Le travail des enfants de moins de 14 ans existe, malgré la loi qui l’interdit. Une seule ferme, qui produit et exporte des bananes aux Etats-Unis, possède une infirmerie et nous laisse travailler dans celle-ci ».

Vamos al departamento de Escuintla y más precisamente a Siquipate, un pequeño pueblo al borde del Océano Pacífico, dónde MdM organiza una formación de promotoras de salud. El camino atraviesa zonas de cultivos de caña de azúcar. Es la época de la cosecha que se efectúa quemando la planta. Nos paramos para tomar fotos. Más lejos pasamos por campos de palma Africana, otro cultivo también nocivo para el medio ambiente. “Aquí, como nos explica José, enfermero de MdM, es difícil para nosotros de trabajar dentro de las fincas y las industrias. Los responsables no quieren acogernos. Es por esto que hacemos nuestras formaciones aparte de la empresa. Las promotoras de salud, luego transmiten lo que aprendieron a sus colegas”. En el departamento de Escuintla quedan solamente dos grandes empresas de textiles, ambas coreanas. Las otras se trasladaron a la capital. “Ninguna de ellas nos autoriza a entrar, continúa José, sin embargo la ley guatemalteca obliga  a estas grandes empresas a tener una enfermería y una enfermera para estas trabajadoras. En las explotaciones agrícolas todavía es peor, sigue José, no existe ningún censo sobre el número de explotaciones ni de empleados que trabajan en estas. El trabajo infantil de menos de 14 años existe, a pesar de la ley que lo prohíbe. Una sola finca, que produce y exporta bananos en los Estados Unidos, posee una enfermería y nos deja trabajar en ésta”.

Effectivement, le lendemain nous nous rendons dans cette exploitation où l’équipe de MdM effectue des journées de consultations et d’informations auprès des employées. Quelle surprise en arrivant de voir que tout est bien organisé. «L’infirmerie existe depuis  quelques années, nous confirme l’infirmière qui travaille pour l’entreprise ». Il y a même une école pour les enfants de ces employées. C’est sans doute l’exception dans ce milieu où tout est caché. L’autre surprise vient lorsque l’on demande au chef d’exploitation si nous pouvons visiter la fabrique qui emballe et exporte les bananes. A notre grand étonnement, il accepte et nous conduit à l’usine proche de là. Nous avons le droit à une visite guidée avec maintes explications sur l’exploitation et les chiffres de la production. Mais nous ne sommes pas dupes, malgré cette jolie façade, nous savons que les conditions de travail sont difficiles, avec des journées de 10 à 12 heures, six jours sur sept et des salaires bien bas.

Efectivamente, el día siguiente vamos en esta explotación donde el equipo de MdM efectúa unos días de consultas y de informaciones acerca de las empleadas. Que sorpresa de ver que todo está bien organizado. “La enfermería existe desde hace algunos años, nos confirma la enfermera que trabaja para la empresa ". Hay también una escuela para los niños de las empleadas. Es sin duda la excepción en este medio donde todo está escondido. La otra sorpresa viene cuando le pedimos al jefe de explotación si podemos visitar la fábrica que empaca y exporta los bananos. El acepta y nos conduce a la fábrica, cerca de ahí. Nos hace una visita guiada con varias explicaciones sobre la explotación y las cifras de la producción. Pero no nos engaña, a pesar de esta hermosa fachada, sabemos que las condiciones de trabajo son difíciles, con 10 a 12 horas diarias, seis días por semana y salarios muy bajos.


Les jours suivants nous continuons en accompagnant l’équipe MdM dans leurs activités qui comprend aussi des journées d’informations de santé auprès des élèves de collège. Nous aurions aimé visiter une de ces usines de textiles mais cela nous fut impossible.

Los días siguientes seguimos acompañando al equipo MdM en sus actividades que comprende también días de informaciones de salud acerca de los alumnos de colegio. Nos hubiera gustado visitar una de estas fábricas de textiles pero esto fue imposible.

Tout comme au Chiapas cette expérience avec MdM fut enrichissante. Nous remercions toute l’équipe de Médecins du Monde de nous avoir permis de les accompagner dans leur travail souvent difficile.

Como en Chiapas esta experiencia con MdM fue instructiva. Agradecemos a todo el equipo de Médicos del Mundo por habernos permitido acompañarlos en su trabajo a menudo difícil.

Nous reprenons notre vie de touristes et, avec Louise, passons une journée de plus à visiter la ville d’Antigua. Le samedi Louise nous accompagne jusqu’à la capitale d’où part son vol de retour en France le jour suivant.

Volvemos a nuestra vida de turistas y, con Louise, pasamos un día más visitando la ciudad de Antigua. El sábado Louise nos acompaña hasta la capital de donde sale, el día siguiente, su vuelo de vuelta a Francia.





Article écrit le 09 Juillet 2013
D'Antigua à Frontière Belize


Après avoir terminé le reportage avec Médecins du Monde, nous nous dirigeons vers la capitale. Nous allons chez Emilie une amie française qui a vécu en Colombie, à Medellín et qui est mariée avec Geovanny, un Colombien. Ils vivent au Guatemala depuis un an. Nous arrivons samedi dans l'après-midi et nous repartons le mardi. Très intéressant de les revoir, ils nous racontent leur vie dans cette ville et les difficultés d’adaptation. A part les différences culturelles, la ville est dangereuse et ils doivent prendre certaines précautions, comme par exemple avoir deux téléphones mobiles, un vieux et un autre neuf, car, aux feux tricolores, les voleurs, toujours à l'affût, s'approchent et te volent le téléphone. C’est tellement fréquent que c’est mieux de leur laisser le vieux portable. Emilie nous raconte aussi qu'il n'est pas facile d'avoir des amis guatémaltèques du même âge. Pour Geovanny aussi cette situation a été difficile. Avec eux nous visitons le centre historique. Ils nous montrent, le Palais municipal et quelques édifices symboliques de la place principale. Ce jour-là nous disons au-revoir à Louise qui part tôt demain pour la France. De nouveau merci à elle pour nous avoir accompagnés. Le dimanche nous faisons un barbecue pour l'anniversaire de Geovanny et faisons connaissance avec certains de leurs amis, qui presque tous sont des étrangers expatriés. Nous nous reposons le lundi et le mardi de bonne heure sortons à nouveau en direction de Semuk Champey.

Después de terminar el reportaje con médicos del mundo, en Antigua, nos dirigimos hacia la capital. Emilie una amiga francesa que vivió en Colombia y está casada con Geovanny un paisa de Medellin, viven en Guatemala ciudad desde hace un año. Los vamos a visitar, llegamos un sábado en la tarde y nos vamos el martes temprano. Fue muy interesante volverlos a ver pues desde el 2009 Claudia no los veía y la última vez había sido en Medellin. Ellos nos cuentan sobre su vida en la ciudad y lo difícil que ha sido también su adaptación a ella, pues aparte de las diferencias culturales , la ciudad está muy peligrosa y deben tener ciertos cuidados como por ejemplo la opción que ha tomado algunas personas como el tener dos celulares ,uno viejo y otro bueno porque siempre en los semáforos los ladrones en moto están al acecho y se te acercan por la ventanilla y te piden el teléfono y al final es tan frecuente que es mejor llevar listo el del ladrón. Emilie nos cuenta que no es fácil tener amigos guatemaltecos de la misma edad, pues las personas tienen una visión de la vida bastante estrecha. Para Geovanny también ha sido difícil esta situación. Con ellos visitamos el centro histórico que es pequeño y una nueva vía peatonal que ha cambiado la ciudad y muchos jóvenes la aprovechan para salir y pasear los fines de semanas pues la ciudad en si no tiene muchos espacios públicos de esparcimiento. Nos muestran el Palacio municipal y algunos edificios simbólicos de la plaza principal. Ese día nos despedimos de Louise que sale mañana temprano para Francia. Otra vez, gracias a ella por habernos acompañado.El domingo hacemos un asado por el cumpleaños de Geovanny y conocemos algunos de los amigos de ellos, casi todos son expatriados que trabajan para alguna ONG que hacer algo por la comunidad. Hay españoles, franceses un israelí un colombiano y una guatemalteca. Descansamos el lunes y el martes temprano salimos de nuevo dirección Semuk Champey.

À nouveau la route, les paysages de montagnes sont extraordinaires. Depuis la capitale jusqu'à Semuk Champey nous avons fait 293 kilomètres. Durant le parcours, le paysage vert et les montagnes nous accompagnent. Semuk est un lieu magique situé au nord-est du pays, dans le département d'Alta Verapaz. Il est difficile d’accès et la dernière partie de la route pour y arriver est dans un très mauvais état, mais l’endroit le mérite. L’unique chose qui nous préoccupe est le retour, les roues de la voiture sont déjà assez usées et il y a des tronçons où, seulement imaginer le retour nous fait peur, il y a beaucoup de pierres et des pentes assez raides. Semuk Champey (où la rivière se cache sous la terre, dans la langue Q'eqchi) est comme une piscine et dessous passe une rivière souterraine sur environ 300 mètres, la rivière Cahabón. C’est dans la partie supérieure du tunnel, que se trouvent ces piscines naturelles aux eaux cristallines, d'une couleur turquoise. La longue promenade pour y arriver se fait dans la forêt tropicale, en gravissant la montagne. Dans la partie haute il y a un mirador depuis lequel la vue est superbe,  c’est quelque chose de magique. Les gardes forestiers nous permettent de dormir à l'entrée du parc, ainsi, le lendemain matin, nous sommes les premiers à entrer dans le parc. Nous marchons jusque-là où la rivière entre dans le tunnel. La couleur et la transparence de l'eau font vraiment penser à une piscine. Nous passons la matinée à nous baigner et vers midi nous reprenons la route.

De nuevo la ruta, el camino, los paisajes de montañas son extraordinarios. Desde Guatemala ciudad hasta Semuk Champey hicimos 293 kilómetros, durante el recorrido el paisaje verde y las montañas son nuestra compañía. Semuk es un lugar mágico situado al noreste del país, en el departamento de Alta Verapaz, es de difícil acceso y el último tramo de la ruta para llegar está en muy mal estado, pero el lugar lo amerita. Lo único que nos preocupa de ese camino es el regreso, pues las ruedas del carro ya están bastantes gastadas y hay tramos donde solo imaginar la vuelta nos asustan por las pendientes tan altas y los ripios con piedras grandes. Semuk Champey (donde el río se esconde bajo la tierra, en el idioma Q’eqchi) son pozas de agua que contienen  un río subterráneo, el río Cahabón. Donde el río entra es llamado sumidero, el río se esconde o “se sume” 300 metros. En la parte superior del túnel, que contiene el río, se han creado naturalmente unas piscinas con aguas cristalinas, de color turquesa. La caminata para llegar se hace por entre el bosque tropical, subiendo y bajando la montaña. En la parte alta hay un mirador desde el cual se pueden apreciar todas las piscinas, es una maravilla, algo mágico. En este lugar los guardabosques nos permiten dormir dentro del parque así, que a la mañana siguiente, somos los primeros en hacer la caminada. Caminamos hasta donde comienza el sumidero y el rio entra en el túnel. Al llegar a las pozas el agua esta deliciosa, el color y la transparencia del agua se asemejan a una piscina. Pasamos toda la mañana en las pozas y al medio día emprendemos el regreso.

Ce que nous craignions se réalise et, dans l'une des pentes  les plus difficiles, la voiture patine et impossible de monter. Après six tentatives et avec l'aide de l'un des gardes forestiers, nous arrivons enfin à passer cette difficulté. Nous arrivons au village et continuons notre route. En arrivant sur la route asphaltée nous sentons que la direction vibre, nous allons plus lentement. Nous prenons en stop deux jeunes voyageurs jusqu'à Cobán et là nous faisons quelques achats et continuons notre voyage. Lorsqu’il commence à faire sombre nous décidons de nous arrêter dans un petit village indigène près de l'entrée des grottes de Saint-Antoine. Nous sommes entourés de montagnes et de la forêt tropicale. Cette nuit nous sommes témoins d'un incendie assez près, dans les bois. Ces terres sont brulées exprès pour ensuite faire des plantations de palmier à huile. Le feu dure longtemps. Dans la nuit nous entendons les cris des singes hurleurs. Ils sont si forts que nous imaginons la présence d'un jaguar tout près.

Lo que temíamos se hace realidad y, en una de las subidas más difíciles, el carro no sube, hacemos el intento seis veces y al final con la ayuda de uno de los guardabosques que llevamos hasta el pueblo empujamos con fuerza y logramos superar la pendiente. Llegamos al pueblo y continuamos nuestra ruta. Saliendo al pavimento sentimos que la dirección jala hacia un lado, vamos más despacio. Llevamos dos jóvenes hasta Cobán donde hacemos algunas compras y continuamos el camino. Al oscurecer decidimos parar en una pequeña aldea indígena cerca de la entrada de las cuevas de San Antonio. En el camino continúan las montañas y el bosque tropical. Esta noche presenciamos de cerca un incendio en el bosque, pues estas tierras las están utilizando para hacer cultivos de palma. El fuego dura un rato, luego nos vamos adormir y en la noche escuchamos los gritos de los monos aulladores. Son tan fuertes que pensábamos en la presencia de un jaguar cerca.

Le lendemain matin la vibration de la direction continue et remarquons que l'une des roues est complètement usée, tellement que l’on aperçoit l’armature en fer du pneu. Nous la remplaçons par la roue de secours et continuons en espérant pouvoir arriver jusqu’au Mexique sans problème et acheter des nouveaux pneus là-bas. Nous continuons  jusqu'au lac Peten Itza où nous pensons passer la nuit. Le lac est superbe et l’eau est fraîche pour la chaleur qu'il fait. Finalement, après une baignade dans le lac, nous continuons vers Tikal. C'est une longue ligne droite qui nous conduit peu à peu au fond de la forêt tropicale.

Al siguiente día en la mañana el tirón de la cabrilla continua y en el pueblo siguiente nos damos cuenta que una de las ruedas está completamente rota y vemos hasta los alambres que salen de la rueda, buscamos un monta llanta y ponemos la rueda de repuesto, esperando seguir así hasta México y comprar nuevas llantas allá. Continuamos así hasta el lago Peten Itza donde pensamos pasar la noche. El lago es precioso y el agua está fresca para el calor que hace. Finalmente, después de refrescarnos en el lago, seguimos el camino vía Tikal. Es una larga línea recta que nos conduce poco a poco al fondo del bosque tropical.

 L'entrée du parc est à environ à 15 kilomètres de la zone de parking. À l'intérieur du parc il y a un hôtel et un camping. Après nous être installés dans ce camping, le garde nous dit d’en profiter et d'entrer pour voir le coucher de soleil depuis le temple IV. Nous partons immédiatement et traversons tout le parc pendant environ 25 minutes à la recherche de cette pyramide. En chemin nous voyons quelques singes-araignées qui marchent sur le chemin, sans doute à la recherche d’eau. Nous continuons et du haut de ce temple qui domine toute la forêt, admirons le coucher de soleil, c’est génial. C'est le plus haut temple de Tikal, avec une hauteur de 72 mètres. Nous pouvons observer le reste des ruines que l’on aperçoit au loin entre les arbres. Quand la nuit commence à tomber nous revenons au camping et écoutons non loin les singes hurleurs.

La entrada del parque está a unos 15 kilómetros de la zona de parqueo. Dentro del parque hay un hotel y un camping, al instalarnos en el camping el guardia nos dice de aprovechar y entrar para ver el atardecer desde el templo IV. Inmediatamente nos ponemos en marcha en búsqueda de la pirámide. Pasamos todo el parque en unos 25 minutos a marcha rápida buscando el templo IV. En el camino encontramos unos monos arañas caminando por el sendero buscando agua, al escucharnos huyen y se esconden entre los árboles. Nosotros seguimos el camino para  alcanzar efectivamente el atardecer, es genial. Es el templo  más alto del sitio con una altura de 72 metros. Desde lo alto podemos observar el resto de las ruinas que se vislumbran a lo lejos entre los árboles. Nos quedamos contemplando el sol hasta el oscurecer, regresamos al camping despacio entre los senderos del bosque y escuchamos no lejos los monos aulladores en la penumbra del parque.

 Nous dormons au camping et après avoir déjeuné revenons à la zone archéologique qui est composée de plusieurs pyramides et une place centrale où tous les chemins convergent. D’une superficie d’environ 576 kilomètres carrés, on dit qu’à cette époque c'était l'une des villes plus peuplées de Méso-Amérique. Nous commençons le parcours en empruntant le sentier le plus éloigné du centre vers notre gauche en cherchant le groupe G. Peu à peu après nous être introduits dans le bois on aperçoit des singes qui passent dans les arbres, des oiseaux, des dindons sauvages et quelques mouvements dans la végétation que nous n'identifions pas très bien. Aussitôt, nous voyons les premiers temples de ce groupe de pyramides. La pierre couverte par la mauvaise herbe laisse entrevoir, gravés sur les façades, des représentations de jaguars. C’est fascinant de penser comment ils ont pu construire ces temples d’une telle complexité, si grands, si détaillés, à cette époque et au milieu de cette forêt tropicale. En continuant, nous traversons ce qui a dû être un groupe d’habitations. Les ruines nous donnent une idée du type de construction de ces maisons, avec des formes rectangulaires, plus longues que larges, avec un double toit. A l'intérieur, au fond, il y a une espèce de table haute où l’on pense qu'étaient stockés les aliments pour les protéger des animaux et l'humidité. Il y a aussi des cours extérieures bâties avec les mêmes pierres que les pyramides.

Dormimos en el camping y después de desayunar regresamos a la zona arqueológica la cual está compuesta por varias pirámides y un centro en común donde llegan todos los caminos. Se dice que fue una de las ciudades más pobladas de Mesoamérica en su época, el lugar comprende 576 kilómetros cuadrados. Hacemos el recorrido comenzando por el sendero más alejado del centro hacia nuestra izquierda buscando el grupo G. Poco a poco al introducirnos en el bosque comenzamos a ver los monos que pasan de un lado a otro entre  en los árboles, las aves los pavos salvajes y algunos movimientos dentro de la vegetación que no alcanzamos a identificar. Luego vemos las primeras torres de este lado de la zona, la piedra cubierta por la maleza deja ver en las fachadas algunas gravados sobre las piedras en formas de jaguar. Es fascinante pensar cómo pudieron haber construido estos templos de tal complejidad, tan altos  y tan detallados en estas épocas en medio de esta selva tropical. Pasando el grupo G, uno de los lugares donde pudo ser una aldea, las ruinas nos dan ideas de la construcción de las casas en formas rectangulares más largas que anchas con techos a dos aguas. En el interior al fondo hay una especie de mesa alta donde se piensa que almacenaban los alimentos para protegerlos de los animales y la humedad. Hay patios exteriores conformados por las mismas piedras de las pirámides.

 Nous découvrons ensuite le temple V et voyons que la partie postérieure est complètement ensevelie par la végétation. On nous dit que ce sont seize générations d'arbres qui ont peuplé ce lieu depuis sa construction. En suivant le parcours nous arrivons à l'un des endroits les plus symboliques du site, connu comme la place des 7 temples, c’est sans doute le plus bel espace de Tikal, on sent une paix incroyable, et l’on voit et écoutons de nombreux types d'oiseaux qui passent aux alentours. La place est fermée par des édifices construits au sommet d’énormes escaliers. Elle est nommée ainsi car dans l’un des côtés il y a sept temples, avec un temple central plus grand. En face de celui-ci a été trouvé un autel pour des offrandes. D’un autre côté il y a  une construction nommée “le jeu de balle". En face, trois autres édifices interprétés comme étant "les Palais du gouvernement", séparés du "monde perdu" par une autre construction qui est l’observatoire astronomique. On pense que cette place, conjointement avec le monde perdu, a été l'un des lieux les plus importants de Tikal pour la communauté qui y vivait. Pas le plus sacré, car c'est l'Acropole le lieu sacré, mais oui le plus important pour l’observation astronomique. Observation qui définissait où l’on devait construire les édifices et lieux de gouvernement.

Luego descubrimos el templo V y vemos que la parte trasera está completamente sepultada por la vegetación. Según nos dicen son 16 generaciones de árboles las que han poblado este lugar desde su construcción. Siguiendo el recorrido llegamos a uno de los lugares más simbólicos del sitio, conocido como la plaza de los siete templos, es sin lugar a dudas uno de los espacios más bellos del sitio, se siente una paz increíble, se ven y se escuchan diferentes tipos de aves que pasan al rededor. La plaza está cercada por edificios que parasen subidos en pedestales por el tamaño de sus escaleras. La plaza es llamada así por que en uno de los laterales hay siete templos, con un templo central más grande. Enfrente de este encontraron un altar para ofrendas. En otro de los lados hay tres montículos consecutivos que los han denominado “el juego de pelota”. En frente esta otros tres edificios interpretado como “Los Palacios de gobierno”, y el lateral que es el lado que separa con “mundo perdido” denominado observatorio astronómico. Se piensa que este lugar junto con el mundo perdido fue uno de los lugares más importantes de Tikal para la comunidad que lo habitaba. No tanto así el más sagrado, pues este es la Acrópolis, pero si el más importante a nivel de observatorio astrónomo que es que les brindaba todos los parámetros para la conformación de lugar y construcción de los edificios y el lugar de gobierno por la importancia de esta época del juego de pelota.

Nous continuons de marcher et trouvons la pyramide du monde perdu, cet observatoire astronomique est très grand et est le centre de l'autre ensemble d'édifices, lesquels restent couverts par la végétation. Une partie de cette pyramide principale a été déterrée pour montrer l’importance qu’elle avait dans ce site.

Seguimos caminando y encontramos la pirámide del mundo perdido, este observatorio astronómico es muy grande y es el centro de otro conjunto de edificios, los cuales continúan cubiertos con la vegetación. Parte de esta pirámide principal ha sido desenterrada para mostrar su importancia dentro del lugar.

Nous arrivons à l'Acropole nord et la place centrale, qui est le lieu le plus sacré et politique de Tikal. Cet ensemble d'édifices est plus conservé. C’est impressionnant, les deux tours de la place centrale se font face, le temple des Masques et celui du grand Jaguar plus grand que l'autre. L'Acropole nord a été choisie pour l'enterrement de ses gouvernants durant plus de cinq siècles entre l'an 1 ap. J.-C. et 550 ap. J.-C. Selon les archéologues, conjointement avec l'aire du monde perdu, c’est l'une des aires les plus antiques de tout le complexe de Tikal. Depuis la fondation de l'acropole, une terrasse artificielle a été construite dans la partie supérieure. Celle-ci est soutenue par de nombreuses constructions associées aux activités rituelles. Sa conception a été conçue durant la période Préclassique, en suivant un antique concept idéologique basé sur trois structures basiques et décrivant une triade, associée aux divinités mythologiques, impliquées avec la création de l'Univers. De nombreux autels et stèles, gravés de portraits des gouvernants de Tikal et des évènements transcendants de leur vie se trouvent devant l'Acropole. Dans cet édifice on peut observer un masque d'un dieu à long nez, c'est un ensemble de pierres taillées d’environ dix pieds de haut. On dit que dans les temps antiques les masques et les édifices ont certainement été couverts d'un stuc de couleur rouge, verte, jaune et bleue. L'acropole centrale est un autre ensemble d'édifices qui nous montre la magnificence de ce peuple. Les chercheurs pensent que la famille royale a vécu dans cet espace.

Llegamos a la Acrópolis Norte y la plaza central, que es el lugar más sagrado y político de Tikal. Este conjunto de edificios es el más conservado, impresionante las dos torres de la plaza central se enfrentan; El templo del Jaguar grande y el de Las Máscaras, una más jerarca que la otra. La Acrópolis norte fue escogida para el entierro de sus gobernantes durante más de cinco  siglos entre el año 1 d.c y el 550 d.c, según los arqueólogos junto con el área de mundo perdido en una de las áreas más antiguas de todo el complejo de Tikal. Desde la fundación de la acrópolis, se construyó  una terraza artificial en la parte superior, la cual es sostenida por numerosas construcciones asociadas con actividades rituales.  Su localización y diseño fueron concebidos durante el Período Preclásico, siguiendo un antiguo concepto ideológico basado en tres estructuras básicas, describiendo una tríada, asociada con deidades mitológicas, involucradas con la creación del Universo. Numerosas estelas y altares retratan a los gobernantes de Tikal y graban eventos trascendentales en sus vidas y están localizados al frente de la Acrópolis. En este edificio se puede observar una máscara de un dios de nariz larga, es un conjunto de piedras talladas de unos diez pies de alto. Dicen que en tiempos antiguos tanto la máscara como los edificios pudieron haber estado cubiertos con estucos de colores rojos, verdes, amarillos y azules. La acrópolis central es otro conjunto de edificios que nos muestra la magnificencia de este pueblo. Los investigadores creen que en este espacio vivió la familia real.

Nous terminons notre parcours après avoir marché toute la journée. Nous sommes heureux d'avoir visité cet endroit, pour nous l'un des plus beaux, tant par la forêt alentour que le symbolisme et l'architecture qui le composent. Nous sortons du parc le matin suivant et à nouveau, sur la route, nous observons quelques animaux dans les arbres. Nous continuons en direction de la frontière du Belize. La route qui va à la frontière n'est pas très loin d'où nous sommes. Après le parc de Tikal, le paysage change, la forêt a été rasée et ils préparent la terre pour les  cultures en la brulant.

Terminamos nuestro recorrido después de caminar todo el día. Estamos felices de haber visitado este sitio, es tal vez para nosotros uno de los más hermosos, tanto por la selva que lo contiene como el simbolismo y la arquitectura que lo componen. Salimos del parque a la mañana siguiente temprano y de nuevo en el camino encontramos algunos animales entre los árboles. Continuamos con dirección hacia la frontera de Belice. La vía que lleva a la frontera no está muy lejos de donde estamos. Después de la reserva donde esta Tikal, el campo cambia, la selva está cortada y preparan la tierra para hacer cultivos, lo están quemando y el cielo se torna nublado por el humo.





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