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Article écrit le 11 Février 2013
De Tolu à Cartagena


1er janvier 2013, après notre réveillon, nous prenons la direction de Carthagène des Indes, ou Cartagena de Indias, ainsi dénommée pour la distinguer de Carthagène d’Espagne. Avant d’y arriver, nous nous arrêtons à Berrugas, un petit village afro colombien en bord de mer.

1 de enero de 2013, después de nuestra cena de nochevieja, nos dirigimos hacia Cartagena de Indias. Antes de llegar allá, nos paramos en Berrugas, un pequeño pueblo afrocolombiano frente al mar.


A Carthagène nous campons à Boca Grande, le quartier résidentiel, où il y a beaucoup de plages et là encore beaucoup de monde. Déclaré Patrimoine Culturel de l'Humanité par l'UNESCO en 1984, Cartagena, avec son centre historique, est sans doute une des plus belles villes coloniales d’Amérique latine. Entourée par 12 kilomètres de remparts, avec toujours ses vieux canons, ce centre historique contraste énormément avec ce quartier moderne de Boca grande. Il est agréable de parcourir ses ruelles en contemplant l’architecture coloniale et les maisons ornées de magnifiques balcons fleuris au bois sculpté.

En Cartagena acampamos en Boca Grande, donde hay muchas playas y también mucha gente. Declarada Patrimonio Cultural de la Humanidad por la UNESCO en 1984, Cartagena, con su casco histórico, es sin duda una de las ciudades coloniales más bella de América latina. Rodeado por 12 kilómetros de murallas, con viejos cañones, este casco histórico contrasta mucho con el moderno barrio de Boca grande. Es agradable de recorrer sus callejones contemplando la arquitectura colonial y las casas con sus  magníficos balcones de madera esculpida y adornados de flores.

Fondée en 1533, par l’espagnol Pedro de Heredia, le port de Carthagène était pendant plus de quatre siècles un bastion du Royaume d’Espagne mais aussi un des plus importants centre de traite des esclaves et de transit de l’or, de l’émeraude ainsi que de tous les vestiges des anciennes civilisations indigènes. Par son emplacement géographique extrêmement stratégique, Carthagène était extrêmement convoitée, que ce soit par la couronne d’Angleterre mais aussi par les pirates français et anglais qui par leurs multiples assauts ont pillé aux espagnols des fortunes inestimables. Réduite en cendres en 1552, reconstruite puis fortifiée à plusieurs reprises, Carthagène des Indes fut la première à déclarer son indépendance face aux Espagnols en 1811 ; mais en 1815, la cité retomba sous le joug espagnol. Plus tard, lors de la guerre d’indépendance finale menée par Simon Bolivar, Carthagène fut une fois de plus parmi les premières à affirmer son indépendance, obtenant ainsi sa liberté définitive en 1821. C’est d’ailleurs pour sa bravoure et sa capacité de résistance que Simon Bolivar la surnomma la Ciudad Heroica (la ville héroïque).

La ciudad fue fundada en 1533 por el español Pedro de Heredia. El puerto de Cartagena fue durante más de cuatro siglos un bastión del reino de España pero también uno de los centros más importantes de trata de esclavos, de tránsito de oro, de esmeraldas y de todos los vestigios de las antiguas civilizaciones indígenas. Gracias a su situación geográfica extremadamente estratégica, Cartagena fue muy codiciada, ya sea por la corona británica o por piratas franceses o ingleses que con sus múltiples asaltos les quitaron a los españoles riquezas inestimables. Reducida a cenizas en 1552, reconstruida y fortificada varias veces, Cartagena de Indias fue la primera en declarar su independencia frente a los españoles en 1811; pero en 1815, la ciudad recayó bajo el yugo español. Más tarde, en el momento de la guerra de independencia final, llevada por Simón Bolívar, Cartagena estuvo una vez más entre las primeras en afirmar su independencia, obteniendo así su libertad definitiva en 1821. Es por eso, por su valentía y su capacidad de resistencia que Simón Bolívar la apodó la Ciudad Heroica.

 Après de vaines recherches pour trouver quelqu’un qui partagerait un container, nous quittons Carthagène et sa forte chaleur humide. Nous allons en direction de Santa Marta, à quelques kilomètres de là. Quelques jours auparavant, nous avons reçu un mail de Cindy et Kurt, le couple de Belges qui a voyagé avec nous sur le Grande Africa. Ils sont à Santa Marta et nous les retrouvons dans un camping. Eux aussi attendent le départ du bateau qui va passer leur camion à Panama. Malheureusement, leur véhicule est trop grand pour entrer dans un container. Quel plaisir de se revoir après un an de voyage. Nous passons deux nuits dans ce camping et ensuite nous partons tous les quatre à Minca, un petit village dans les montagnes à quelques kilomètres de là. Le climat est moins chaud car nous sommes à 900 mètres d’altitude. A Minca, il y a une association de protection de l’environnement et notamment des oiseaux. Ils ont un joli parc où ils ont installés des abreuvoirs d’eau sucrée où viennent boire des colibris. Il y en a beaucoup, de différentes variétés et ils consomment environ 500 kilos de sucre par an.

Después de varias búsquedas sin  lograr encontrar a alguien que comparta un contenedor, dejamos Cartagena y su clima caluroso y húmedo. Vamos con destino a Santa Marta, a algunos kilómetros de ahí. Unos días antes, recibimos un e-mail de Cindy y Kurt, la pareja de Belgas que viajó con nosotros en el Grande Africa. Están en Santa Marta y los encontramos en un camping. Ellos también esperan la salida del barco que va a pasar su camión a Panamá. Desgraciadamente, su vehículo es demasiado grande para entrar en un contenedor. Que placer de volver a verse después de un año de viaje. Pasamos dos noches en este camping y luego nos vamos los cuatro a Minca, un pueblito en las montañas a pocos kilómetros de ahí. El clima es más fresco porque estamos a 900 metros de altitud. En Minca, hay una asociación de protección del medioambiente y particularmente de las aves. Tienen un hermoso parque donde instalaron bebederos de agua azucarada donde vienen a beber colibríes. Hay muchos, de diferentes variedades, estos consumen cerca de 500 kilos de azúcar al año.


Nous recevons un appel téléphonique de nos amis Argentins, Vicky et  Federico. Ils viennent de repasser en Colombie, après leur séjour au Venezuela. Ils sont près de Santa Marta et nous décidons de nous voir le lendemain à Taganga, un petit village de pêcheurs en bord de mer. Nous quittons Cindy et Kurt, eux vont à Carthagène, le bateau qui doit emmener leur camion part dans quelques jours. Vicky et Federico doivent aller aussi à Panama, c’est une bonne opportunité pour passer en même temps. Nous continuons donc nos recherches pour trouver un bateau et un départ rapide. Nous avons plusieurs contacts d’agents transitaires. L’un d’eux, Manfreid, un Allemand qui vit depuis vingt ans en Colombie, nous propose un container sur le bateau « Vega Virgo », qui part le samedi 12 janvier. Nous sommes le 8 et nous devons nous rendre rapidement à Carthagène pour faire les formalités et mettre les voitures dans le container. Nous campons à nouveau dans le quartier de Boca Grande à Carthagène. C’est notre dernière nuit en Colombie à bord de notre « Hôtel California », car le lendemain nous devons laisser les voitures au port.

Recibimos una llamada telefónica de nuestros amigos argentinos, Vicky y Federico. Acaban de regresar a  Colombia, después de su estadía en Venezuela. Están cerca de Santa Marta y decidimos vernos el día siguiente en Taganga, un pueblo de pescadores cerca del mar. Dejamos a Cindy y Kurt, ellos van a Cartagena, el barco que lleva su camión, sale dentro de unos días. Vicky y Federico deben ir también a Panamá, es una buena oportunidad para pasar al mismo tiempo. Continuamos pues nuestras búsquedas para encontrar un barco y una salida rápida. Tenemos varios contactos de agentes transitorios. Uno de ellos, Manfreid, un alemán que vive desde hace veinte años en Colombia, nos propone un contenedor con el barco " Vega Virgo ", que estará de salida el sábado 12 de enero. Es ya el 8 y debemos llegar rápidamente a Cartagena para hacer las formalidades y meter los carros en el contenedor. Acampamos de nuevo en el barrio de Boca Grande en Cartagena. Es nuestra última noche en Colombia a bordo de nuestro "Hotel California", porque el día siguiente debemos dejar los vehículos en el puerto.

Au Venezuela, à l’évènement Volkswagen de Valle de la Pascua, nous avions rencontré Natalie et Jose Luis, deux Colombiens qui résident dans ce pays, mais qui ont leurs parents à Carthagène. En ce moment, ils sont en vacances chez eux et ils nous invitent dans leur maison à passer les quelques jours qui nous restent avant de partir.  Grâce à Manfreid, les formalités douanières se passent relativement bien. Avant de fermer le container, avec nos voitures à l’intérieur, la police effectue un contrôle anti-narcotique.

En Venezuela, en el evento Volkswagen de Valle de la Pascua, nosotros habíamos encontrado a Nataly y José Luis, dos colombianos que residen en este país, pero que tienen sus padres en Cartagena. En este momento, están de vacaciones en  casa de sus padres y nos invitan a pasar ahí los últimos días que nos quedan antes de irnos. Gracias a Manfreid, las formalidades aduaneras se pasan relativamente bien. Antes de cerrar el contenedor con nuestros carros adentro, la policía procede a un control antinarcótico.

Nous avons décidé d’aller au Panama en voilier. Il y a beaucoup de capitaines avec leurs bateaux, monocoques ou catamarans, qui assurent cette traversée qui part de Carthagène en passant par les îles de San Blas au Panama. Cinq jours, dont trois aux îles, pour environ le même prix que l’avion.  Alors on n’hésite pas, même si nous sommes sûrs d’avoir le mal de mer, la mer étant assez agitée en cette période. Nous passons les deux jours suivants à la recherche d’un bateau. Ce n’est pas facile, car nous sommes en pleine saison et il y a beaucoup de monde qui effectue ce voyage. Finalement, après avoir rencontré plusieurs de ces capitaines, nous concluons avec Hernando, un marin Colombien qui possède un voilier monocoque de 42 pieds, nommé « Victory ». Le départ est prévu pour le lundi 14 janvier. La veille, nous faisons connaissance avec les autres passagers et Maria, l’épouse d’Hernando, qui elle aussi sera du voyage. Avec nous il y a aussi, Vicky et Federico, nos amis argentins que vous connaissez déjà, Irène et Tobias, un couple de Suisse, Anna et Alexandra, deux jeunes Australiennes, Camila et Bruno, un couple d’Uruguay et Carolina, une Argentine. Avec notre capitaine et son épouse, si vous avez bien compté, nous serons treize, mais comme nous ne sommes pas superstitieux, tout va bien.

Decidimos ir a Panamá en un velero. Hay muchos capitanes con barcos que aseguran esta travesía desde Cartagena hasta Panamá pasando por las islas de San Blas. Cinco días, entre los que está tres en las islas, por casi el mismo precio que el avión. Entonces no vacilamos, aunque estamos seguros de estar mareados, el mar está bastante agitado en esta época. Pasamos los dos días siguientes en busca de un barco. Esto no es fácil, porque estamos en plena temporada y hay mucha gente que hace este viaje. Finalmente, después de haber encontrado a varios de estos capitanes, concluimos con Hernando, un marinero Colombiano que posee un velero de 42 pies, llamado "Victory". La salida está prevista para el lunes 14 de enero. La víspera del viaje, conocemos a los otros pasajeros y María, la esposa de Hernando, que también estará en el viaje. Con nosotros están también, Vicky y Federico, nuestros amigos argentinos que usted ya conoce, Irene y Tobías, una pareja de Suiza, Anna y Alexandra, dos jóvenes australianas, Camila y Bruno, una pareja de Uruguay y Carolina, una Argentina. Con nuestro capitán y su esposa, si usted contó bien, seremos trece, pero como no somos supersticiosos, todo está bien.







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