Accueil | Galerie photo


Article écrit le 09 Décembre 2012
De San Antonio à Amparo De Apure


Cette frontière on ne va pas l’oublier de sitôt. C’est celle où nous avons passé le plus de temps à faire les formalités nécessaire pour entrer au Venezuela. La sortie, côté colombien, s’est effectuée rapidement. Nous étions à 10H00 du matin devant le premier guichet de la douane vénézuélienne et nous avons repris la route seulement à 17H30, après 7H30 de va-et-vient et d’attente entre les différents services de cette douane.  Le plus long fut pour les papiers d’entrée de la voiture. En plus de nos trois véhicules, il y avait des touristes brésiliens et argentins avec deux autres véhicules. Les voitures colombiennes, elles, passent sans toutes ces tracasseries.  Cinq voitures à enregistrer en une journée, beaucoup de travail pour ces douaniers.

Esta frontera no la vamos a olvidar. Es ahí dónde pasamos más tiempo para hacer todos los trámites necesarios para entrar a Venezuela. La salida, del lado colombiano, se efectuó rápidamente. Estábamos a las 10H00 de la mañana delante de la primera ventanilla de la aduana venezolana y pudimos seguir nuestro viaje solamente a las 17H30, después de 7H30 de idas y vueltas y de espera entre los diferentes servicios de esta aduana. Lo más largo fueron  los papeles de entrada del auto. Además del nuestro,tres vehículos, había unos turistas brasileños y argentinos con dos otros vehículos. Los carros colombianos, ellos, pasan sin todas estas preocupaciones. Cinco coches para registrar en un día, mucho trabajo para estos aduaneros.

 Et comme dans tous les pays où nous passons, une assurance est obligatoire. En moto taxi nous avons parcouru cette ville frontière de San Antonio à la recherche d’une agence qui accepterait de nous assurer la voiture pour un mois. Mais impossible à trouver pour ce laps de temps. Le Venezuela est le premier pays que nous traversons où il faut acheter une assurance pour un an. Heureusement ce n’est pas cher, environ dix euros l’année. C’est aussi le premier pays où la douane tamponne l’entrée du véhicule sur le passeport. Comme ce tampon est énorme et occupe toute une page, ils étaient bien embarrassés pour le mettre sur le mien qui n’a plus beaucoup d’espace. Problème résolu après avoir consulté le chef qui autorisa à faire ce tampon sur une feuille à part.

Y así como en todos los países dónde pasamos, un seguro es obligatorio. En moto taxi recorrimos esta ciudad fronteriza de San Antonio en busca de una agencia que aceptaría asegurarnos el  carro para un mes. Pero imposible encontrar para este lapso de tiempo. Venezuela es el primer país que atravesamos donde hay que comprar una seguro para un año. Afortunadamente no es caro, cerca de diez euros el año. Es también el primer país dónde la aduana sella la entrada del vehículo sobre el pasaporte. Así como este sello es enorme y ocupa toda una página, fue bien difícil para ponerlo sobre el mío que no tiene mucho espacio. Problema resuelto después de haber consultado al jefe que autorizó a hacer este sello sobre una hoja aparte.

Après les nombreuses photocopies des documents que nous devons aller faire nous-mêmes et l’attente interminable sous une forte chaleur, vers les 16H30, enfin, le douanier nous accompagne aux voitures pour les contrôler. Nous sommes contents d’en avoir fini, mais non, là il nous dit qu’il reste un dernier document à tamponner. Pour cela, nous devons aller dans un autre bureau qui se trouve au centre-ville. Suivant ses indications nous nous rendons dans un immeuble où est censé se trouver cette officine, mais là, personne n’est capable de nous dire où il faut aller. On nous balade de bureau en bureau. Finalement, nous allons à la police, et là, se trouve la bonne personne, le bon tampon et enfin nous pouvons partir. Il fait déjà nuit, il y a une demi-heure de décalage avec la Colombie, bizarre, normalement les fuseaux horaires sont d’une heure. Nous avons encore quelques kilomètres à faire avant d’arriver à la ville de San Cristóbal où nous attendent, là aussi, des gens du club VW de cette ville.

Después de las numerosas fotocopias de los documentos que debíamos ir a hacer y la espera interminable bajo un calo intenso, hacia las 16H30, por fin, el aduanero nos acompaña a los carros para controlarlos. Estábamos contentos de haber acabado, pero no, allí nos dice que queda un último documento que sellar. Para eso, debemos ir en otra oficina que se encuentra en el centro de la ciudad. Según sus indicaciones vamos en un edificio donde se supone se encuentra ese lugar, pero allí, nadie es capaz de decirnos dónde hay que ir. Nos pasean de oficina en oficina. Finalmente, vamos a la policía, y allí, se encuentra la buena persona, el buen sello y por fin podemos irnos. Ya hace noche, hay una media hora de diferencia con Colombia, es raro, normalmente los fusos horarios son de una hora. Todavía tenemos unos kilómetros que hacer antes de llegar a la ciudad de San Cristóbal donde nos espera, allí también, gente del club VW de esta ciudad.


Nous passons deux nuits chez Robert, un membre du Club et pour la première fois au Venezuela, nous faisons le plein d’essence de la voiture. Nous savons que c’est le pays avec le carburant le moins cher du monde, mais cela nous paraît quand même incroyable de remplir le réservoir (80 litres) pour seulement l’équivalent de 25 centimes d’euros. Depuis quelques années les péages sont gratuits, quel plaisir de voyager de cette façon si économique. Le revers de la médaille de cette politique de combustible à bas prix, c’est le mauvais état du réseau routier, avec la plupart des routes pleines de trous. Et partout au Venezuela, dans les villes, villages et le long des routes, des pancartes, panneaux et des murs peints avec des slogans à l’effigie du président Hugo Chávez.

Pasamos dos noches en casa de Robert, un miembro del Club y por primera vez en Venezuela, llenamos el tanque de gasolina del carro. Sabemos que es el país con el carburante más barato del mundo, pero nos parece increíble llenar el tanque (80 litros) por solo el equivalente de 25 céntimos de euros. Desde hace unos años los peajes son gratuitos, que placer de viajar de ese modo tan económico. La otra cara de esta política de combustible barato, es el mal estado de la red de carreteras, con la mayoría de los caminos llenos de hoyos. Y por todas partes en Venezuela, en las ciudades, pueblos y a lo largo de las carreteras, hay carteles, vallas y muros pintados con eslóganes a la efigie del presidente Hugo Chávez.

   


 


   

Sabine et Gérard nous quittent à San Cristóbal, ils vont en direction de Mérida. Nous nous reverrons sans doute plus au nord, en Amérique centrale ou aux Etats-Unis, car eux aussi vont jusqu’en Alaska. En compagnie de Vicky et Federico, nous allons à la ville de Valle de la Pascua où va avoir lieu l’évènement VW. Ce trajet nous le faisons en deux jours, car la coccinelle de nos amis, avec son moteur de 1300 cm3, a une vitesse de croisière d’environ 75 km / heure.  Nous sommes dans les «llanos », une région plane, où il fait très chaud, plus de trente degrés. On s'arrête à Socopo pour un léger problème avec la coccinelle, et là encore le club VW nous aide pour cette réparation.

Sabine y Gérard nos dejan en San Cristóbal, van con destino a Mérida. Volveremos a vernos sin duda más en el norte, en América central o en los Estados Unidos, porque ellos también van hasta Alaska. En compañía de Vicky y Federico, vamos a la ciudad de Valle de la Pascua donde va a efectuarse el acontecimiento VW. Este trayecto lo hacemos en dos días, el escarabajo de nuestros amigos, con su motor de 1300 cm3 tiene una velocidad de crucero de cerca de 75 km / por hora. Estamos en "los llanos", una región muy plana,  donde hace mucho calor, más de treinta grados. Nos paramos en Socopo por un problemita con el escarabajo y ahí también el club VW nos ayuda.



À  cette rencontre arrivent environ 300 véhicules de tout le Venezuela, principalement des coccinelles, mais aussi quelques combis. Avec les Argentins, nous sommes les seuls étrangers de cette manifestation. Beaucoup de gens viennent nous voir, parler de notre voyage et visiter le T5 car ici ce modèle n’existe pas. Je passe les deux jours à le leur monter et à raconter notre parcours. J’ai tellement parlé que j’ai presque perdu la voix. Pendant ce temps, Claudia s’occupe de la vente de tous les objets que nous avons apportés.  Nous quittons cet évènement en ayant fait beaucoup de rencontres et avons maintenant un carnet d’adresses bien rempli. Ici, nous sommes restés  trois jours chez Oswaldo, surnommé « Paca Paca ». Les Vénézuéliens sont très accueillants et vraiment sympas.

Para este encuentro llegan cerca de 300 vehículos de toda Venezuela, principalmente escarabajos, pero también algunas combis. Con los argentinos, somos los únicos extranjeros de esta manifestación. Mucha gente viene a vernos, para hablar de nuestro viaje y para visitar el T5 porque aquí este modelo no existe. Paso los dos días mostrándolo y contando nuestro trayecto. Hablé tanto que perdí casi la voz. Durante este tiempo, Claudia se ocupa de la venta de todos los objetos que hemos aportados. En este evento hicimos muchos encuentros y tenemos ahora una agenda de direcciones bien llena. Aquí, nos quedamos tres días en casa de Oswaldo, apodado "Paca Paca". Los venezolanos son muy acogedores y verdaderamente simpáticos.

   

   

Par contre, ce pays a une très mauvaise réputation. On nous prévient souvent de faire très attention, qu’il y a beaucoup de vols, d’agressions et d’attaques à mains armée. De ne pas conduire de nuit et surtout de ne pas rester dormir n’importe où. Malgré cela, nous continuons sans inquiétude et sans nous sentir vraiment en insécurité.

En cambio, este país tiene una muy mala reputación.  A menudo nos previenen de tener mucho cuidado, que hay bastante robos, agresiones y ataques a mano armada. De no conducir por las noches y sobre todo de no quedar a dormir en cualquier lugar. A pesar de eso, continuamos sin inquietud y sin sentirnos verdaderamente en inseguridad.


Nous voulons aller à La Gran Sabana, cette région au sud-est du pays, frontière avec le Brésil. Et, toujours avec les Argentins, nous nous dirigeons vers Puerto Ordaz. Là, une des rencontres faites lors de cette réunion VW, nous mène chez Neptalí et sa famille, encore des gens très accueillants. Ils ont un commerce familial du nom de « Papalí », et vendent des sortes de beignets fourrés, de tous types : poulet, viande, jambon, fromage, poissons, etc.

Queremos ir a La Gran Sabana, esta región en el sudeste del país, frontera con Brasil. Y, siempre con los argentinos, nos dirigimos hacia Puerto Ordaz. Allí, uno de los encuentros de  la reunión VW, nos lleva a  casa de Neptalí y su familia, otras personas muy acogedoras. Tienen un comercio familiar del nombre de "Papalí", y venden pasteles de todo tipo: pollo, carne, jamón, queso, pescado, etc.



La première fois, avant de partir pour  La Gran Sabana, nous restons deux nuits chez Neptalí. Au retour, nous pensions y passer rapidement et finalement restons cinq jours à Puerto Ordaz, Neptalí ayant organisé des tas de choses à faire. Le jeudi soir, une rencontre avec les membres du club VW de la ville, afin de montrer les voitures et nos voyages respectifs. Le vendredi, nous sommes allés sur une place pour vendre nos produits. Le dimanche, nous l’avons passé au bord du fleuve Caroni, à nous baigner et à déguster de la viande au barbecue. Nous avons aussi visité le parc de « La llovizna », où se trouve une jolie cascade. Et, nous avons eu deux entrevues, une avec un journal local, « Primicia », et l’autre, le vendredi soir, en direct avec une radio locale, « La Mega », et Carlos, un des animateurs, avec lequel nous avons passé un bon moment. Le lundi, au moment de partir, nous étions tristes de quitter cette famille si chaleureuse. Un grand merci à tous.

La primera vez, antes de ir a La Gran Sabana, nos quedamos dos noches en casa de Neptalí. De regreso, pensábamos pasar allí rápidamente y finalmente nos quedamos cinco días en Puerto Ordaz, Neptalí que ha organizado montones de cosas para hacer. El jueves por la tarde, un encuentro con los miembros del club VW de la ciudad, con el fin de mostrar los coches y nuestros viajes respectivos. El viernes, fuimos sobre una plaza para vender nuestros productos. El domingo, lo pasamos al borde del río Caroní, a bañarnos y a saborear carne asada. También visitamos el parque de " La llovizna ", donde se encuentra una hermosa cascada. Y,  tuvimos dos entrevistas, una con un periódico local, "Primicia", y la otra, el viernes por la tarde, en directo con una radio local, "La Mega", y Carlos, uno de los animadores, con el cual pasamos un buen momento. El lunes, en el momento de irse, estábamos tristes de dejar a esta familia tan calurosa. Mil gracias a todos ellos.





Avant notre deuxième séjour à Puerto Ordaz nous avons donc été à La Gran Sabana. Nous y sommes restés près d’une semaine. La région connue comme la grande Savane  est située dans le sud-est du Venezuela, à la frontière avec le Brésil et la Guyane. C'est une terre de grands espaces, dominés par une végétation herbacée, des forêts tropicales, de grandes cascades, des rivières magnifiques et le foyer des indigènes pemón.  Là se trouve aussi les massifs montagneux les plus importants et les plus renommés du Venezuela et de la Guyane : les mystiques tepuys. Un tepuy est un haut plateau à contours particulièrement abrupts. Ce sont des reliefs tabulaires résiduels (mesa), dont les altitudes s'échelonnent de 1200 à 3050 mètres. Outre leur forme, les tepuys présentent des milieux naturels spécifiques, riches en espèces endémiques en raison de l'isolement de ces reliefs et de leurs contrastes climatiques forts. Le tepuy Roraima est le plus connu  et le plus haut du parc national. Il est aussi connu comme montagne bleue ou montagne de cristal, et est considéré par les indigènes comme une divinité. Les pemones croient que la majorité des tepuys hébergent des esprits ou des entités puissantes, qu’ils respectent et en ont peur.

Antes de nuestra segunda estancia en Puerto Ordaz pues fuimos en Gran Sabana. Nos quedamos allí cerca de una semana. El área conocida como la Gran Sabana está ubicada en el sureste de Venezuela, en la frontera con Brasil y Guyana. Es una tierra de grandes espacios, dominados por vegetación herbácea, bosques tropicales, grandes cascadas, ríos magníficos y el hogar de los indígenas pemón. Ahí se encuentra también los macizos montañosos más importantes y más renombrados de Venezuela y de Guyana: los místicos tepuys. Un tepuy es una alta meseta a contornos particularmente abruptos. Son relieves tabulares residuales, cuyas altitudes se escalonan de 1200 a 3050 metros. Además de su forma, el tepuy presenta medios naturales específicos, ricos en especies endémicas debido al aislamiento de estos relieves y de sus contrastes climáticos fuertes. El tepuy Roraima es el más conocido y el más alto del parque nacional. Se le conoce también como montaña azul o montaña de cristal, y es considerado por los indígenas locales como una divinidad. Los pemones creen que la mayoría de los tepuys albergan espíritus o entidades poderosas, a las cuales respetan y temen.




 

   



   

   

Le climat est agréable et plus frais car nous sommes à environ 1000 mètres d’altitude. Nous avons beaucoup profité de cet endroit en nous baignant dans de nombreuses cascades et rivières. Nous avons aussi passé la frontière brésilienne, sans formalité, pour aller déjeuner au petit  village de Pacaraima. Après cette jolie région, nous prenons la direction du delta de l’Orénoque.

El clima es agradable y más fresco porque estamos a cerca de 1000 metros de altitud. Aprovechamos mucho de este lugar bañándonos en numerosos ríos y cascadas. También pasamos la frontera brasileña, sin formalidad, para ir a almorzar al pequeño pueblo de Pacaraima. Después de esta hermosa región, tomamos la dirección del delta del Orinoco.

 Le Delta de l'Orénoque est le delta formé par l'embouchure du fleuve Orénoque, l'un des plus grands du monde. Son étendue a fait penser aux premiers explorateurs espagnols qu’il s'agissait d'une mer. On le considère comme un lieu de grande richesse paysagère par la grande variété de flore et de la faune qu'il héberge.  Les affluents du fleuve sont couverts de mangroves. Le Delta a une étendue de 40.000 kms ² et 375 rivières conduisent l'eau vers l'Atlantique. Dans le Delta il y a beaucoup de perroquets, toucans, piranhas, caïmans. Là vivent les indigènes "Warao".

El Delta del Orinoco es el delta formado por la desembocadura del río Orinoco, uno de los más grandes del mundo. Su extensión hizo pensar a los primeros exploradores españoles que se trataba de un mar. Se considera un lugar de gran riqueza paisajística por la gran variedad de flora y fauna que alberga. Los caños del río están cubiertos de manglares. El Delta tiene una extensión de 40.000 km² y 375 ríos conducen el agua hacia el Atlántico. En el Delta hay muchos loros, tucanes, pirañas y caimanes. Ahí viven los  indígenas "Warao".


Nous sommes restés deux jours à Tucupita, la capitale de la région, et avons fait une promenade sur le fleuve. Aux tours que proposent les agences, nous avons préféré prendre un bateau de transport public, qui assure la liaison entre les différents villages le long du fleuve. De Tucupita jusqu’au petit village de Pedernales, il y a environ trois heures de navigation. Pedernales se trouve près de l’embouchure de l’Orénoque, au loin on voit la mer.

Nos quedamos dos días en Tucupita, la capital de la región, y dimos un paseo sobre el río. A las tours que proponen las agencias, preferimos tomar un barco de transporte público, que asegura el enlace entre los diferentes pueblos a lo largo del río. De Tucupita hasta el pueblito de Pedernales, hay cerca de tres horas de navegación. Pedernales se encuentra cerca de la desembocadura del Orinoco, a lo lejos vemos el mar.

   


Nous voulions aller à l’ile de Margarita, mais, finalement, nous n’y allons pas, car, après le Delta, nous longeons la côte pour arriver à Cumaná, l’un des deux ports, avec Puerto  La Cruz, qui assure des liaisons régulière en ferry avec l’ile, et là, impossible de trouver une place pour embarquer. Il y a énormément de monde et de véhicules qui attendent un prochain départ. On nous informe qu’un des ferries de Puerto La Cruz est en panne et un autre en entretien, ce qui fait que la plupart des gens sont venus à Cumaná pour essayer de traverser d’ici. C’est le désordre complet, personne ne sait où l’on doit faire la file d’attente et sur quel bateau il est possible d’embarquer. Au bout d’un moment, on renonce pour aujourd’hui à essayer de prendre un bateau.

Queríamos ir a la isla Margarita, pero, finalmente, no vamos allá, porque, después del Delta, pasamos por la costa para llegar a Cumaná, uno de los dos puertos, como Puerto La Cruz, que asegura enlaces regulares en ferry con la isla, y allí, imposible encontrar un billete para embarcar. Hay muchísima gente y vehículos que esperan una salida próxima. Nos informan que uno de los transbordadores de Puerto La Cruz tiene una avería y otro esta en mantenimiento, lo que hace que la inmensa mayoría de la gente vino a Cumaná para tratar de atravesar de aquí. Es un desorden completo, nadie sabe donde se debe hacer la cola y sobre cual barco es posible embarcar. Después de un momento, renunciamos por hoy a tratar de tomar un barco.


Comme il fait nuit et nous ne savons où aller, on téléphone à Alfonso, que nous avions connu à Valle de La Pascua. Il nous emmène à Peñas Blancas, un petit village avec une plage à proximité de la ville. L’endroit est tranquille et nous restons à camper là. Le lendemain, nous déménageons à Cumaná chez d’autres personnes du club VW, Ana et Miguel, où nous restons deux jours, en attendant le début de semaine et voir si cette fois il est possible d’aller à Margarita.

Así como es de noche y no sabemos dónde ir, llamamos a Alfonso, que le habíamos conocido a Valle de La Pascua. Nos lleva en Peñas Blancas, un pequeño pueblo con una playa cerca de la ciudad. El lugar es tranquilo y acampamos allí. El día siguiente, nos trasladamos a Cumaná en casa de otras personas del club VW, Ana y Miguel, donde nos quedamos dos días, esperando el principio de la semana y ver si esta vez es posible ir a Margarita.

Au port c’est toujours la même pagaille et l’on nous annonce qu’il n’y a pas de bateau avant une semaine. Découragés, nous décidons, Claudia et moi, de ne pas y aller. Vicky et Federico, eux, veulent tenter leur chance depuis l’autre port, Puerto La Cruz, qui se trouve à deux heures de là.

El puerto es siempre el mismo desorden y nos anuncian que no hay barco antes de una semana. Desanimados, decidimos, Claudia y yo, no ir allá. Vicky y Federico, ellos, quieren probar fortuna desde el otro puerto, Puerto La Cruz, que se encuentra a dos horas de ahí.

Nous prenons la décision de retourner en Colombie car nous sommes déjà fin novembre, nous devons encore aller à Bogotá, pour mon passeport, à Medellín, changer le filtre à particules et ensuite Cartagena, mettre la voiture sur un bateau pour le Panamá et nous prendre l’avion et la récupérer là-bas. En effet, la région de Darién, qui sépare la Colombie du Panamá, n'est traversée par aucune route. Les transports s'y font à pied ou en canoë, ou en le contournant en ferry ou en avion. La route panaméricaine, un système de routes mesurant 48 000 km et traversant la quasi-totalité du continent américain, du nord ou sud, est interrompue dans cette région. Du côté Colombien, la route se termine à 27 kilomètres  à l'ouest de Barranquillita, à Lomas Aisiadas. Du côté Panaméen, le terminus est situé à Yaviza. Les deux endroits sont distants d'environ 100 kilomètres  à vol d'oiseau. Les efforts pour combler le chaînon manquant de la route américaine ont toujours échoué, principalement pour des questions environnementales (outre les difficultés techniques énormes pour construire une route dans ces conditions). Les indiens Emberás, Wounaans et Kunas ont également exprimé leur inquiétude vis-à-vis d'une possible érosion de leur culture si la route venait à être construite.

Tomamos la decisión de regresar a Colombia porque estamos ya a final de noviembre, todavía debemos ir a Bogotá, para mi pasaporte, a Medellín, cambiar el filtro de partículas y luego a Cartagena, poner el carro en un barco para cruzar a Panamá y nosotros tomar el avión y recuperarlo allá. En efecto, la región del Darién, que separa Colombia de Panamá, no la atraviesa ningún camino. Allí,  los transportes se hacen a pie o en canoa, o rodeándola en transbordador o en avión. La ruta Panamericana, un sistema de caminos que mide 48 000 km y atraviesa la casi totalidad del continente americano, del norte al sur, es interrumpida en la región. Del lado colombiano, la carretera se acaba a 27 kilómetros al oeste de Barranquillita, en Lomas Aisiadas. Del lado Panameño, el término está situado a Yaviza. Ambos lugares son distantes de cerca de 100 kilómetros a vuelo de pájaro. Los esfuerzos para colmar el eslabón faltante de la Panamericana siempre fueron suspendidos, principalmente por cuestiones medioambientales (además de las dificultades técnicas enormes para construir un camino en estas condiciones). Los indígenas Emberás, Wounaans y Kunas también expresaron su inquietud enfrente de una erosión posible de su cultura si el camino venía a ser construido.

Comme notre objectif est d’être en Alaska au début de l’été 2013 ou avant, il ne faut pas trop perdre de temps, d’autant plus que la route est encore longue pour y arriver.

Como nuestro objetivo es de estar en Alaska al principio del verano 2013 o antes, no hay que perder demasiado tiempo, ya que el camino es todavía largo para llegar allá.

La dernière nuit en compagnie de Vicky et Federico nous campons sur une plage, “Playa Colorada”, et le lendemain, les accompagnons jusqu’à Puerto La Cruz, où nous nous séparons après un mois de voyage ensemble. Nous sommes un peu tristes car nous avons passé de bons moments tous les quatre, mais qui sait ? Peut-être nous nous rencontrerons à nouveau quelque part sur la route.

La última noche en compañía de Vicky y Federico acampamos en una playa, "Playa Colorada", y el día siguiente, los acompañamos hasta Puerto La Cruz, donde nos separamos después de un mes de viaje juntos. Estamos un poco tristes porque pasamos buenos momentos los cuatro, pero… ¿quién sabe? Tal vez nos encontraremos de nuevo en alguna parte en el camino.

   

Nous aimons faire des rencontres avec les gens qui vivent dans les pays que nous traversons. On apprend beaucoup sur les coutumes et la façon de vivre dans ces pays. On aime aussi rencontrer d’autres voyageurs, partager avec eux nos impressions et expériences sur le voyage. Nous savons qu’à un moment nos routes doivent se séparer, mais quelquefois nous nous retrouvons, au hasard du parcours, ou tout simplement avec l’envie de nous revoir, comme avec Sabine et Gérard, que nous avons croisé quatre fois en Colombie. Les séparations sont souvent difficiles, mais chacun a un objectif différent et doit poursuivre son voyage pour le réaliser. Heureusement, grâce à internet, nous restons en contact et pouvons suivre ces différents trajets.

Nos gusta encontrarnos con la gente que vive en los países que atravesamos. Aprendemos mucho sobre las costumbres y el modo de vivir en estos países. Nos gusta también encontrar a otros viajeros, compartir con ellos nuestras impresiones y experiencias sobre el viaje. Sabemos que a un momento nuestros caminos deben separarse, pero algunas veces nos encontramos de nuevo al azar del recorrido, o simplemente con la gana de vernos otra vez, como con Sabine y Gérard, que cruzamos cuatro veces en Colombia. Las separaciones son difíciles, pero cada uno tiene un objetivo diferente y debe perseguir su viaje para realizarlo. Afortunadamente, gracias a internet, nos quedamos en contacto y podemos seguir estos diferentes trayectos.

La traversée du Venezuela, de Puerto La Cruz à Amparo de Apure, la ville frontière, nous le faisons en deux jours et demi, sans faire de tourisme. Nous avançons rapidement car nous n’avons plus à suivre nos amis argentins, ni à surveiller dans nos rétroviseurs si la coccinelle jaune est toujours derrière nous. Nous passons à nouveau par la région de « Los Llanos ». Littéralement « plaines », la région des Llanos se caractérise par sa superficie qui couvre un tiers du territoire vénézuélien et son relief plat, résultat d’une longue érosion. Cette région d’herbe et d’eau est peuplée de « llaneros » (cow-boys d’Amérique Latine) et de troupeaux de bovins. Comme dans le Pantanal au Brésil, les Llanos accueillent une flore splendide et une faune impressionnante : oiseaux colorés, reptiles, pumas…

La travesía de Venezuela, de Puerto La Cruz a Amparo de Apure, la ciudad fronteriza, la hacemos en dos días y medio, sin hacer turismo. Avanzamos rápidamente porque no tenemos que seguir más a nuestros amigos argentinos, ni a vigilar en nuestros retrovisores si el escarabajo amarillo está siempre detrás de nosotros. Pasamos de nuevo por la región de "Los Llanos". Esta región se caracteriza por su superficie que cubre un tercio del territorio venezolano y su relieve plano, es el resultado de una larga erosión. Esta región de hierba y de agua esta poblada de “llaneros" (vaqueros de América Latina) y de rebaños de bovinos. Así como el Pantanal en Brasil, los Llanos acogen una flora espléndida y una fauna impresionante: aves coloreados, reptiles, jaguares….


Nous sommes le 29 novembre et un mois, jour pour jour, après notre entrée au Venezuela, nous retournons en Colombie, cette fois par la ville d’Arauca.

Hoy es el 29 de noviembre y un mes, día por día, después de nuestra entrada a Venezuela, regresamos en Colombia, esta vez por la ciudad de Arauca.





Page : [1]