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Article écrit le 04 Juin 2012
De Paso Sico à Calama


Au Chili nous devons faire les formalités douanières à San Pedro De Atacama à 215 kilomètres de la frontière. Ici il y a seulement un poste de contrôle sanitaire, car il est interdit d’entrer des aliments, comme des fruits et légumes, viandes ou fromages. Nous sommes mardi 8 mai et depuis quelques jours nous sommes déconnectés de l’actualité. Nous ne savons toujours pas qui a gagné les présidentielles en France. Nous le demandons au policier qui nous apprend la victoire de François Hollande.

En Chile debemos hacer las formalidades aduaneras en San Pedro De Atacama a 215 kilómetros de la frontera. Aquí hay solamente un puesto de control sanitario, porque está prohibido entrar alimentos, como frutas y verduras, carnes o quesos. Es martes 8 de mayo y desde hace algunos días estamos desconectados de la actualidad. Todavía no sabemos quién ganó las elecciones presidenciales en Francia. Se lo preguntamos al policía quién nos sorprende de la victoria de François Hollande.

La route jusqu’à Socoaire, là où fini la piste est toujours aussi belle Nous longeons la chaine de montagnes Punta Negras où se trouvent de nombreux volcans enneigés, comme le Miñiques, que nous suivrons pendant longtemps, des lacs salé, Tuyajto, Aguas Calientes et deux jolis lacs d’eau douce, Miñiques et Miscanti. La piste descend progressivement à l’altitude de 2440 mètres. Et là, après Socoaire, quel changement, nous sommes aux portes du désert d’Atacama, le désert le plus aride du monde, où certaines zones n’ont jamais connu la pluie. Tout est sec, seulement du sable et des pierres, quelques broussailles et des cactus qui survivent grâce à l’humidité apportée par les brumes océanes. Au loin, le volcan enneigé, Licancabur, 5916 mètres de hauteur. Avant d’arriver à la petite ville de San Pedro de Atacama, nous dormons près de Toconoa, dans le désert, au milieu de rien.

El camino hasta Socoaire, dónde acaba la pista, también es muy bonito. Seguimos la Sierra Puntas Negras dónde se encuentran numerosos volcanes nevados, como Miñiques, que veremos durante mucho tiempo, lagos salado,  Tuyajto, Aguas Calientes y dos hermosos lagos de agua dulce, Miñiques y Miscanti. La pista progresivamente desciende a 2440 metros de altitud. Y allí, después de Socoaire, que cambio, estamos a las puertas del desierto de Atacama, el desierto más árido del mundo, donde ciertas zonas jamás conocieron la lluvia. Todo está seco, solamente arena y piedras, algunas malezas y cactus que sobreviven gracias a la humedad aportada por las brumas del océano. A lo lejos, el volcán nevado, el Licancabur, 5916 metros de altura. Antes de llegar a la pequeña ciudad de San Pedro de Atacama, paramos  a dormir cerca de Toconoa, en el desierto, en medio de la nada.


 



 


   



San Pedro De Atacama est un village de la précordillère, poussiéreux, avec des maisons en adobe, situé près  du plus vaste salar du pays et entouré de volcans.  Il est devenu une destination touristique incontournable avec à proximité des champs de geysers, des paysages lunaire et d’insolites formations rocheuses. Nous allons à la Laguna Cejar. Il y a quatre petits lacs salés où il est possible de se baigner. Comme à la Mer Morte, il y a tellement de sel que l’on flotte. Dans la journée il n’y a pas grand monde, les touristes arrivent en groupe, en minibus, vers les 16H00 pour le coucher de soleil. Après leur départ, nous restons seuls et bivouaquons là, c’est superbe. Le lendemain nous allons à «  La Vallée de la Lune ». Impressionnant, des paysages lunaire, de rochers et de sable, aux couleurs différentes et avec en fond le volcan Licancabur.

San Pedro De Atacama es un pueblo de la pre cordillera, polvoriento, con casas de adobe, situado cerca del más vasto salar del país y rodeado de volcanes. Se volvió un destino turístico con proximidad de, campos de géiseres, paisajes lunares e insólitas formaciones rocosas. Vamos a Laguna Cejar. Hay cuatro pequeños lagos salados dónde es posible bañarse. Así como en el Mar Muerto, hay tanta sal que uno flota. Durante la jornada no hay mucha gente, los turistas llegan en grupo, en microbús, hacia las 16H00 para ver el atardecer. Después que se han ido, nos quedamos solos y acampamos allí, es fantástico. El día siguiente vamos en " El Valle de la Luna». Impresionante, paisajes lunares, de rocas y de arena, con colores diferentes y en el fondo el volcán Licancabur.






Après toutes ces journées de pistes et de hautes montagnes, nous voulons aller voir le Pacifique avant de revenir et nous rendre en Bolivie, au Salar d’Uyuni. Mais depuis hier, le moteur de la voiture n’a plus de puissance, un voyant indique un problème de filtre à particules. En direction de la mer se trouve la ville de Calama, plus grande que San Pedro, où nous pensons trouver un garage Volkswagen. Nous partons le soir même pour cette ville, mais à la sortie de San Pedro nous croisons un Toyota immatriculé en Suisse. Quel hasard, ce sont Christine et James, qui étaient avec nous sur le « Grande Africa ». Nous faisons demi-tour, mais avec la faible puissance du moteur nous n’arrivons pas à les rattraper et les perdons de vue. Comme ils ont un téléphone, à San Pedro nous les appelons d’une cabine. Ils sont dans un camping et nous rejoignent aussitôt. Quel joie de se revoir. Nous passons la soirée au restaurant à se raconter nos histoires de voyages. Eux retournent en Argentine, nous espérons les revoir  à nouveau. Comme il est tard, nous dormons une autre nuit dans le désert, près de San Pedro.

Después de todos estos días de pistas y de altas montañas, queremos ir a ver al Pacífico antes de volver e ir a Bolivia, al Salar de Uyuni. Pero desde ayer, el motor del carro no tiene más potencia, hay un problema con el filtro de partículas. Hacia el mar se encuentra la ciudad de Calama, más grande que San Pedro, donde pensamos encontrar un garaje Volkswagen. Nos vamos en la  tarde misma a esta ciudad, pero a la salida de San Pedro cruzamos un Toyota matriculado en Suiza. Cual azar, son Christine y James, que estaban con nosotros en el "Grande Africa". Nos devolvemos, pero con la poca fuerza del motor no logramos alcanzarlos y los perdemos de vista. Como tienen un teléfono, en  San Pedro los llamamos desde una cabina. Están en un campin y llegan en seguida. Que alegría de volver a verse. Pasamos la noche en un restaurante contándose nuestras historias de viajes. Ellos regresan en Argentina, esperamos verlos de nuevo. Como es tarde, dormimos otra noche en el desierto, cerca del valle de la luna,  en San Pedro.

Le jour suivant nous sommes à Calama. Dans le nord du Chili il n’y a pas beaucoup de véhicules Volkswagen, sans doute parce que la ville d’Iquique est une zone franche où arrive énormément de voitures japonaises à bas prix. Nous ne trouvons pas de concessionnaire, seulement un garage multimarques, agrée par VW. Pour eux, le problème vient de la mauvaise qualité du diesel en Amérique du Sud. Ils nous conseillent de rajouter du gasoil pour éliminer le mauvais et continuer comme cela, selon eux cela devrait s’arranger. Nous le faisons sans trop y croire et poursuivons vers la côte.

El día siguiente llegamos a Calama. Al norte de Chile no hay muchos vehículos Volkswagen, sin duda porque la ciudad de Iquique es una zona franca dónde llegan muchos carros japoneses baratos. No encontramos un concesionario, solamente un pequeño garaje, habilitado por VW. Para ellos, el problema viene de la mala calidad del diesel en América del Sur. Nos aconsejan añadir gasoil para eliminar el mal y continuar, según ellos esto debería arreglarse. Lo hacemos sin creer demasiado en eso y seguimos hacia la costa.




Article écrit le 10 Juin 2012
De Calama à Paso Jama


Nous traversons le désert d’Atacama, des paysages très arides, sans végétation. Nous arrivons à Tocopilla, située sur le Pacifique. C’est une ville minière, où l’on extrait du nitrate, assez laide, avec ses usines et une énorme centrale thermique gérée par GDF Suez.   Nous allons vers le sud à la recherche d’un camping, un endroit où passer quelques jours. Mais il n’y a rien, seulement quelques baraques en bois assez pauvres, par ci par là, en bord de mer. Nous faisons donc demi-tour pour aller à Iquique, environ 200 kilomètres plus au nord. La route est impressionnante, avec les montagnes arides descendant vers la mer. Nous repassons par Tocopilla et comme il est  tard, nous nous arrêtons pour la nuit dans un endroit assez étonnant. C’est un golf, en bord de mer, construit sur du sable. Il n’y a pas d’herbe bien sûr, car ici pas grand-chose ne pousse. La personne qui s’occupe de l’entretien nous autorise à rester. Le lendemain c’est samedi et il y a quelques personnes qui viennent jouer et nous racontent l’histoire de ce golf.

Atravesamos el desierto de Atacama, paisajes muy áridos, sin vegetación. Llegamos a Tocopilla, situada sobre el Pacífico. Es una ciudad minera, dónde se extrae  nitrato, la ciudad es bastante fea, con sus fábricas y una central térmica enorme,  administrada por la empresa francesa GDF Suez. Vamos hacia el sur en busca de un camping, un lugar donde pasar algunos días. Pero no hay nada, solamente algunas barracas de madera bastante pobres, por aquí por ahí, en el borde del mar. Pues entonces nos volvemos para ir a Iquique, cerca de 200 kilómetros más al norte. El camino es impresionante, con las montañas áridas que descienden hacia el mar. Volvemos a pasar por Tocopilla y como es tarde, nos paramos para pasar la noche en un lugar bastante asombroso. Es un golf, al borde del mar, construido sobre arena. No hay hierba por supuesto, porque aquí nada crece. La persona que se ocupa del mantenimiento nos autoriza a quedarnos. El día siguiente es sábado y hay algunas personas que vienen para jugar y nos cuentan la historia de ese golf.

   

Il y a une cinquantaine d’années Tocopilla était plus petite et la centrale thermique appartenait à des américains. Les employés américains montèrent un golf dans la ville même. Les gens qui nous racontent cela étaient enfants à l’époque et étaient les caddies de ces joueurs expatriés. Là, ils apprirent à jouer. Des années plus tard, lorsque la centrale fut rachetée par GDF Suez et que le golf ferma, ils eurent l’idée de construire celui-ci à l’extérieur de la ville. La plupart de ceux qui viennent jouer ici travaillent pour cette centrale et ont mis plusieurs années à arranger ce golf qui a 18 trous et est homologué par la fédération de golf du Chili.

Hace unos cincuenta  años Tocopilla era más pequeño y la central térmica pertenecía a americanos. Los empleados americanos crearon un golf en  la misma ciudad. La gente que nos cuenta esto, eran  niños en la época y eran los cadis de estos jugadores expatriados. Allí, aprendieron a jugar. Años más tarde, cuando la central fue comprada por GDF Suez y cuando el golf se cerró, tuvieron la idea de construir éste por fuera de la ciudad. La inmensa mayoría de los que vienen para jugar aquí trabajan para esta central y pusieron varios años a arreglar este golf que tiene 18 hoyos y es homologado por la federación de golf de Chile.

   
A Iquique nous restons dans un camping face à la mer et j’en profite pour remplacer le filtre à gasoil de la voiture. Cela ne change rien, le problème du moteur continu. En allant essayer si cela fonctionne, le hasard fait, qu’en sortant du camping, Ilse et Johan, qui eux aussi étaient avec nous sur le « Grande Africa », passent au même moment et me voit. Là aussi nous sommes contents de nous revoir et là aussi nous dinons ensemble en racontant nos histoires de voyage. Eux sont à moto et continuent ensuite vers le Pérou. Nous, nous retournons vers Calama et San Pedro de Atacama.

En Iquique nos quedamos en un camping frente al mar y provecho para reemplazar el filtro de gasolina del coche. Esto no cambio nada, el problema del motor continuo. Yendo a probar si esto funciona, el azar hace que saliendo del camping me encuentre con, Ilse y Johan, que también estaba con nosotros sobre "Grande Africa", pasan en el mismo momento y me ven. Estamos contentos de volver a verse y allí también cenamos juntos contando nuestras historias de viaje. Ellos están a motocicleta y continúan luego hacia Perú. Nosotros, regresamos hacia Calama y San Pedro de Atacama.


A Calama nous retournons au garage, mais ils ne peuvent rien faire pour nous. Nous décidons de ne pas aller en Bolivie maintenant, mais plutôt en Argentine car il y a plus de concessions Volkswagen là-bas. La plus près se trouve à Jujuy, mais quand même à environ 550 kilomètres de là. Nous devons passer par le « Paso Jama », qui est la frontière entre le Chili et l’Argentine. A San Pedro, nous nous arrêtons seulement pour faire le plein de carburant et les formalités douanières.

En Calama regresamos al garaje, pero no pueden hacer nada por nosotros. Decidimos no ir a Bolivia ahora, más bien a la Argentina porque hay más concesiones Volkswagen allá. La más cerca se encuentra a Jujuy, pero a pesar de todo son cerca de 550 kilómetros de ahí. Debemos pasar por "Paso Jama", que es la frontera entre Chile y la Argentina. A San Pedro, nos paramos solamente para llenar el tanque de carburante y las formalidades aduaneras.


A la sortie de la ville, la route commence à monter et rapidement nous atteignons les 4000 mètres d’altitude. A la tombée de la nuit nous sommes à 4800 mètres et nous avons la mauvaise idée de rester dormir là, à cette altitude. Il fait environ moins dix degrés et à cette hauteur et avec ce froid, le chauffage stationnaire de la voiture ne fonctionne pas. Nous sommes frigorifiés et avec l’altitude, moi j’ai un terrible mal de tête et des nausées. Claudia a du mal à respirer et Laurent à aussi très froid, lui qui dort dans sa tente. S’en est trop et à trois heures du matin nous redescendons vers San Pedro, pour être plus bas en altitude. Nous devons faire une trentaine de kilomètres pour être à une hauteur raisonnable et après quelques minutes nous nous sentons déjà mieux et pouvons terminer notre nuit. Le jour se lève et après trois à quatre heures de repos nous refaisons encore une fois la même route que la veille. Le plus difficile, en dehors de l’altitude, se sont ces différences de températures. Dans la journée, la température atteint environ les 25 degrés et la nuit, cela descend à moins dix ou moins quinze degrés.

A la salida de la ciudad, el camino comienza a subir y rápidamente alcanzamos los 4000 metros de altitud. Al atardecer estamos a 4800 metros y tenemos la mala idea de quedarnos  a dormir allí, a esta altitud. Hace cerca de menos diez grados y a esta altura y con este frío, la calefacción estacionaria del carro no funciona. Estamos congelados y con la altitud, yo tengo un dolor de cabeza terrible y náuseas. Claudia tiene dificultad al respirar y Laurent tiene mucho, mucho frío, él que duerme en su carpa. Es demasiado y a las tres de la mañana nosotros decidimos bajar hacia San Pedro, para estar más bajo en altitud. Debemos hacer una treintena de kilómetros para estar en una altura razonable y después de algunos minutos nos sentimos ya mejor y podemos terminar nuestra noche. El día se llega y después tres o cuatro horas de descanso rehacemos una vez más el mismo camino de la madrugada. Lo más difícil, aparte de la altitud, son las diferencias de temperaturas. Durante la jornada diurna, la temperatura alcanza cerca de los 25 grados y por la noche, esto baja a menos diez o menos quince grados.

Nous recommençons à monter et en chemin nous croisons trois voyageurs à vélo, bien chargés. Quel courage, on se demande comment ils font. Comme la route du Paso Sico, celle-ci aussi est très jolie, la différence c’est le bitume au lieu de la piste. Nous faisons en une journée ce que nous avions fait en trois jours par l’autre route. Encore des montagnes et des volcans enneigés, des magnifiques lacs, des salars, on ne s’en lasse pas. Au Paso Jama se trouve la douane argentine que nous passons assez rapidement, sans problème, et nous sommes à nouveau en Argentine.

Empezamos de nuevo a subir y en el camino cruzamos a tres viajeros en  bicicletas, bien cargados. Que coraje, nos preguntamos cómo hacen. Como el camino de Paso Sico, ese también es muy hermoso, la diferencia es el asfalto en lugar de la pista. Hacemos en un día lo que habíamos hecho en tres días por el otro camino. Todavía montañas y volcanes nevados, lagos magníficos, salares, no nos cansamos de eso. En Paso Jama se encuentra la aduana argentina que pasamos bastante rápidamente, sin problema, y estamos de nuevo en Argentina.








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