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Article écrit le 01 Mai 2012
de San Matías à Puerto Quijarro


Nous sommes contents d’être en Bolivie, nous aimons beaucoup ce pays. Nous n’avons pas fait le plein de carburant au Brésil en pensant que l’essence était moins chère en Bolivie. Effectivement c’est le cas, mais seulement pour les boliviens, car depuis juin 2011, les véhicules avec des plaques étrangères payent un autre prix. Le diesel est à 3,72 bolivianos, ce qui fait environ 40 centimes d’euros et 9,54 bolivianos, un peu plus d’un euro, pour les étrangers. Dès le passage de la frontière le contraste est grand avec le Brésil. La belle route asphaltée se termine et commence aussitôt une piste de terre. Les villages le long de la route sont faits de maisons en bois. Le niveau de vie est bas et les prix sont différents de ceux du Brésil. Nous pouvons manger un menu dans des petits restaurants pour des coûts allant de 7 à 15 bolivianos entre moins d’un euro et deux euros. Ici on remarque les racines indiennes, quechua, aymara, guarani, chiquito, etc.

Estamos contentos de estar en Bolivia, nos gusta mucho este país. No llenamos el tanque de diesel en Brasil pensando que era mas barato en Bolivia. Efectivamente es el caso, pero solamente para los bolivianos, porque desde junio de 2011, los vehículos con placas extranjeras pagan otro precio. El diesel esta a 3,72 bolivianos, lo que hace cerca de 40 céntimos de euros y, para los extranjeros, 9,54 bolivianos, un poco más de un euro. Desde que pasa la frontera el contraste es grande con Brasil. El bello camino asfaltado se acaba y comienza en seguida una pista de tierra. Los pueblos a lo largo del camino son hechos de casas de madera. El nivel de vida es bajo y los precios son diferentes de los de Brasil. Podemos comer un menú en pequeños restaurantes por un costo que van de 7 a 15 bolivianos entre menos de un euro y dos euros. Aquí observamos las raíces indias, quechua, aymara, guaraní, chiquito, etc.

Au début de la piste, jusqu’au petit village de Las Petas, où nous allons passer la nuit, les paysages ressemblent à ceux du Pantanal brésilien, la même végétation et les mêmes espèces d’animaux. Ensuite cela change, la route traverse la jungle. La piste est par endroit assez défoncée. Il n’y a pas beaucoup de circulation, sinon les bus de ligne qui relient les villages et la ville de Santa Cruz. Beaucoup de camions aussi, qui approvisionnent ces villages, et des semi-remorques avec du bétail. Il y a 505 kilomètres de piste jusqu’à la route bitumée et la ville de San Jose De Chiquitos. Nous les faisons en quatre jours. Avant cela nous dormons dans les villages de Las Petas, Espiritu Santo et San Rafael.

Al principio de la vía, hasta el pequeño pueblo de Las Petas, donde vamos a pasar la noche, los paisajes se parecen a los del  Pantanal brasileño, la misma vegetación y las mismas especies de animales. Luego cambia, el camino atraviesa la selva. La pista es por lugar bastante mala. No hay mucha circulación, si no los autobuses de línea que unen los pueblos y la ciudad de Santa Cruz. Muchos camiones también, que abastecen estos pueblos, y semirremolques con ganado. Hay 505 kilómetros de pista hasta el camino asfaltado y la ciudad de San José De Chiquitos. Los hacemos en cuatro días. Antes de esto dormimos en los pueblos de Las Petas, Espiritu Santo y San Rafael.

   
   

Nous sommes dans le département de Santa Cruz. Ce département possède un trésor culturel méconnu, déclaré Patrimoine de l'humanité par l'Unesco : les anciennes missions jésuites de la région de Chiquitos. Santa Cruz n'a rien de commun avec les pics enneigés des Andes et les communautés quechua ou aymara de l'Altiplano, associées d'habitude à la Bolivie. Résolument tropical, l'Est bolivien abrite plusieurs ethnies, à l'origine des nomades vivant de chasse, pêche et cueillette que les prêtres de la Compagnie de Jésus entreprirent d'évangéliser à partir de 1691. Les indigènes furent regroupés dans des villages de trois mille âmes, consacrés à l'agriculture, à l'élevage et à l'artisanat. Trois jours étaient réservés à la production communautaire ou aux travaux d'intérêt général. Trois autres jours étaient destinés aux occupations familiales. Le septième jour était consacré au repos et aux célébrations du culte, agrémentées par la musique. Cette expérience originale, menée sur un vaste territoire à cheval sur quatre pays sud-américains, fut interrompue au bout de soixante-quinze ans, avec l'expulsion des jésuites par les autorités coloniales. Les églises construites au Paraguay, en Argentine et au Brésil furent réduites à l'état de ruines, perdues dans la pampa. En revanche, les six églises boliviennes restèrent des lieux de culte vivants, fréquentés par les Chiquitanos, descendants des Indiens catéchisés. A une exception près, les églises de Chiquitos ont été bâties en bois et en argile, alors qu'ailleurs les bâtisseurs ont utilisé la pierre. Il y a trente ans, grâce notamment à des fonds allemands, un jésuite suisse, Hans Roth, s'est attelé à leur restauration.

Estamos en el departamento de Santa Cruz. Este departamento posee un tesoro cultural desconocido, declarado Patrimonio de la humanidad por la Unesco: las antiguas misiones jesuitas de la región de Chiquitos. Santa Cruz no tiene nada en común con los picos nevados de los Andes y las comunidades quechua o aymara del Altiplano, asociadas habitualmente con Bolivia. Resueltamente tropical, el este boliviano tienes varias etnia indígenas, originalmente eran nómadas que vivían de caza, pesca y cosecha que los sacerdotes de la Compañía de Jesús se propusieron evangelizar a partir de 1691. Los indígenas fueron reagrupados en pueblos de tres mil personas, dedicados a la agricultura, ganadería y artesanía. Tres días fueron reservados para la producción comunitaria o para los trabajos de servicio a la comunidad. Tres otros días fueron destinados a las actividades familiares. El séptimo día fue dedicado al descanso y a las celebraciones del culto, adornadas por la música. Esta experiencia original, llevada sobre un territorio vasto a caballo sobre cuatro países sudamericanos, fue interrumpida al cabo de setenta y cinco años, con la expulsión de los jesuitas por las autoridades coloniales. Las iglesias construidas en Paraguay, Argentina y Brasil fueron reducidas al estado de ruinas, perdidas en la pampa. En cambio, las seis iglesias bolivianas quedaron como unos lugares vivos de culto, frecuentados por Chiquitanos, descendientes de los indios catequizados. Con una excepción, las iglesias de Chiquitos han sido edificadas de madera y en arcilla, mientras que en otro lugar los constructores utilizaron la piedra. Hace treinta años, sobre todo gracias a fondos alemanes, un jesuita suizo, Hans Roth, se aplicó a su restauración.


En arrivant à San Rafael nous visitons une de ces belles églises. Celle-ci a été construite entre 1743 et 1747 et restauré dans les années 1970. Nous demandons au curé si nous pouvons nous installer dans le jardin derrière l’église. Il accepte et nous passons donc la nuit dans le jardin d’une ancienne mission jésuite classée par l’Unesco, quel luxe. Le lendemain nous poursuivons vers San Jose où là aussi nous visitons l’ancienne mission jésuite. Nous sommes contents de retrouver la route asphaltée après ces 500 kilomètres de piste défoncé.

Llegando a San Rafael visitamos una de estas bellas iglesias. Ésta ha sido construida entre 1743 y 1747 y restaurada en los años 1970. Pedimos al cura si podemos instalarnos en el jardín detrás de la iglesia. Acepta y pasamos pues la noche en el jardín de una antigua misión jesuita clasificada por Unesco, que lujo. El día siguiente seguimos hacia San José donde allí también visitamos la antigua misión jesuita. Estamos contentos de encontrar el camino asfaltado después de estos 500 kilómetros de pista.


A Robore nous entendons parler d’une rivière où sort de l’eau chaude : « Aguas Calientes ». Nous décidons d’y aller, il y a un camping au bord de l’eau. Nous passons trois jours dans ce bel endroit. L’eau est très chaude car elle jaillit de la terre dans cette rivière. Là où elle sort la température atteint 40 degrés et il est possible de s’enfoncer dans la terre jusqu’à la taille, drôle d’effet. Ici nous rencontrons une femme de La Paz qui est avec sa fille. Elle aussi nous parle d’un autre endroit à visiter : Santiago De Chiquitos. Cette ville se trouve dans le parc national Tucavaca. C’est magnifique, il y a un sentier de randonnée qui mène au sommet de la montagne où il y a des formations rocheuses et une superbe vue sur la vallée. Le jour suivant nous reprenons la route vers Puerto Suarez et la frontière brésilienne. Celle-ci se trouve à Puerto Quijarro, nous sommes samedi et elle ferme à douze heures, nous arrivons trop tard et devons dormir à Puerto Suarez pour passer au Brésil le lendemain.

En Robore nos hablan de un río dónde sale agua caliente: " Aguas Calientes”. Decidimos ir allá, hay un campin al borde del agua. Pasamos tres días en este bello lugar. El agua es muy caliente porque brota de la tierra en este río. Allí donde sale la temperatura alcanza 40 grados y es posible hundirse en la tierra hasta la cintura, divertido efecto. Aquí encontramos a una mujer de La Paz que esta con su hija. Ella también nos habla de otro lugar que hay que visitar: Santiago De Chiquitos. Esta ciudad se encuentra en el parque nacional Tucavaca. Es magnífico, hay un sendero que nos  lleva hasta la cumbre de la montaña dónde hay unas formaciones rocosas y una linda vista sobre el valle. El día siguiente continuamos el viaje hacia Puerto Suarez y la frontera brasileña. Ésta se encuentra en  Puerto Quijarro, es sábado y  cierra a las 12, llegamos demasiado tarde y debemos dormir en Puerto Suarez para pasar a Brasil el día siguiente.



   





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